Un CMS, c’est l’outil qui sert à modifier votre site vous-même : changer un texte, ajouter une photo, publier une actualité, sans écrire une ligne de code. Pour savoir quel CMS choisir, posez-vous trois questions : qui mettra le site à jour, que doit-il faire, et pourrez-vous partir avec vos contenus si besoin. Pour la plupart des sites de TPE, d’artisans et d’associations, WordPress reste le choix le plus sûr, mais ce n’est pas le seul.
Qu’est-ce qu’un CMS, concrètement ?
Le sigle vient de l’anglais et signifie « système de gestion de contenu ». En pratique, c’est le tableau de bord de votre site. Vous vous connectez avec un identifiant et un mot de passe, et vous arrivez sur un écran qui ressemble à un traitement de texte : vos pages, vos actualités, vos photos, rangées dans des menus.
Avant : pour changer vos horaires d’été, vous envoyez un e-mail à votre prestataire et vous attendez. Après : vous les changez vous-même en deux minutes, depuis votre ordinateur ou votre téléphone. C’est toute la promesse d’un CMS bien choisi et bien configuré.
Le CMS ne fait pas tout. L’apparence du site, l’organisation des pages et la qualité des textes dépendent du travail de conception. Mais c’est lui qui détermine votre liberté au quotidien.
Quels sont les principaux CMS ?
WordPress : le plus répandu
WordPress équipe un très grand nombre de sites dans le monde, du blog personnel au site d’institution. C’est un outil libre : il n’appartient à aucune entreprise qui pourrait changer les règles ou fermer votre compte. On peut lui ajouter des extensions (de petits modules pour un formulaire, un agenda, une boutique), et de nombreux prestataires savent s’en occuper, donc vous n’êtes jamais prisonnier d’un seul.
Son revers : il a besoin d’un entretien régulier. Mises à jour, sauvegardes et sécurité ne se font pas toutes seules, et un site laissé à l’abandon devient une cible.
Les créateurs de sites en ligne
Des services comme Wix ou Squarespace vous louent un site prêt à l’emploi, sur abonnement. Vous choisissez un modèle, vous glissez vos textes et vos photos, et le service s’occupe de la technique.
C’est pratique pour démarrer seul. Mais vous êtes chez eux : l’apparence dépend des modèles proposés, certaines fonctions sont payantes en plus, et partir avec votre site complet vers un autre outil est en général impossible. Il faut alors tout refaire.
Les outils spécialisés dans la vente en ligne
Shopify, PrestaShop ou le module boutique de WordPress sont pensés d’abord pour vendre. Si votre site est avant tout une boutique, c’est dans cette famille qu’il faut chercher. Mon article sur le choix d’une plateforme e-commerce les compare en détail.
Les autres outils libres
Joomla ou Drupal sont eux aussi libres et solides. Ils sont plutôt utilisés pour des sites complexes, avec beaucoup de contenus, de nombreux rédacteurs ou des droits d’accès très précis. Pour un site de TPE, ils sont souvent plus lourds que nécessaire, et il est plus difficile de trouver un prestataire près de chez soi.
Le site sans CMS, ou le sur mesure
Certains sites sont fabriqués sans outil de modification : très rapides et très sûrs, ils obligent en revanche à passer par un développeur pour chaque changement. À l’autre bout, un outil sur mesure se justifie quand votre site doit faire quelque chose de très particulier : un espace adhérents, une gestion d’inscriptions, un lien avec votre logiciel interne.
Comment comparer les CMS en un coup d’œil ?
| Outil | Pour qui | Modifier au quotidien | Partir avec son site | Entretien |
|---|---|---|---|---|
| WordPress | La plupart des sites de TPE et d’associations | Simple s’il est bien configuré | Oui | Régulier, indispensable |
| Créateur de site en ligne | Démarrer seul, site simple | Très simple | Difficile, souvent impossible | Fait par le service |
| Outil de boutique | Vente en ligne | Simple pour les produits | Produits et clients, oui ; apparence, rarement | Selon l’outil |
| Autres outils libres | Sites complexes, nombreux rédacteurs | Plus technique | Oui | Régulier |
| Sans CMS ou sur mesure | Besoins très particuliers | Par un prestataire, ou outil dédié | Oui, si le code vous appartient | Selon le projet |
Quel CMS choisir : quels critères comptent vraiment ?
Qui va mettre le site à jour ?
C’est la première question. Si c’est vous, sans formation technique, il faut un espace de modification simple, débarrassé de tout ce qui ne vous sert pas. Si c’est une équipe ou des bénévoles, il faut pouvoir donner des accès différents : l’un publie les actualités, l’autre ne touche qu’à l’agenda.
Que doit faire le site ?
Présenter vos services, publier des actualités, prendre des rendez-vous, vendre, gérer des inscriptions ? Listez ce que le site doit faire aujourd’hui et ce qu’il pourrait faire dans deux ou trois ans. Un outil trop limité vous obligera à tout refaire ; un outil trop lourd vous compliquera la vie pour rien.
Pourrez-vous partir avec vos contenus ?
Le jour où vous changerez de prestataire, ou d’outil, vos textes, vos photos et vos pages doivent vous suivre. Vérifiez que l’outil permet d’exporter vos contenus et que le nom de domaine est à votre nom.
Qui s’occupera de l’entretien ?
Un outil libre vous donne la liberté, mais demande un entretien. Un service sur abonnement s’en charge, mais vous lie à lui. Il n’y a pas de mauvais choix, seulement un choix à faire en connaissance de cause.
Le site sera-t-il bien trouvé sur Google ?
Le CMS doit vous laisser écrire vos titres de pages, vos descriptions et des adresses lisibles, et produire un site rapide et adapté au téléphone. La plupart des outils récents le permettent ; certains le font mieux que d’autres.
Pourquoi je recommande souvent WordPress ?
Pour la plupart des sites de TPE et d’associations, WordPress coche les bonnes cases : il est libre, il évolue avec vous, et vous n’êtes prisonnier ni d’un service ni d’un prestataire, moi compris. Je le configure pour que l’espace de modification soit simple et ne montre que ce dont vous avez besoin.
Sur les sites que je livre, le client garde la main sur ses contenus au quotidien : c’est exactement ce que l’on attend d’un CMS bien configuré. Et parce que cet outil demande un entretien régulier, je propose aussi la maintenance de votre site : mises à jour, sauvegardes et sécurité. Si vous avez déjà un site de ce type et cherchez quelqu’un pour s’en occuper, lisez aussi comment trouver un webmaster dans le Puy-de-Dôme.
WordPress n’est pas pour autant la réponse à tout : quand le besoin est très particulier, un outil sur mesure sera plus juste. L’important est de partir de votre situation, pas de l’outil.
Quelles erreurs éviter quand on choisit un CMS ?
- Choisir sur une démonstration sans avoir essayé de modifier une page soi-même.
- Laisser le compte au nom du prestataire : vous devez être propriétaire du site et de tous les accès.
- Empiler les extensions pour chaque petit besoin : chaque module en plus ralentit le site et ajoute un risque.
- Ne jamais faire les mises à jour, ou les faire sans sauvegarde.
- Choisir l’outil avant de savoir ce que le site doit faire.
Si un mot vous échappe, mon lexique explique simplement les termes du métier.
En résumé
Un CMS est l’outil qui vous permet de modifier votre site sans coder. Pour choisir, partez de trois questions : qui le mettra à jour, que doit-il faire, et pourrez-vous partir avec vos contenus. WordPress convient à la plupart des TPE et des associations, à condition d’être bien configuré et entretenu ; les créateurs de sites en ligne conviennent pour démarrer seul ; les outils de boutique pour vendre ; le sur mesure pour les besoins particuliers. Pour en parler concrètement, découvrez ma façon de travailler pour la création de site Internet à Clermont-Ferrand.
WordPress est-il sûr ?
Oui, s’il est entretenu. L’outil lui-même est régulièrement corrigé par ses auteurs. Les problèmes viennent presque toujours de mises à jour oubliées, d’extensions abandonnées ou de mots de passe trop faibles. Avec des mises à jour régulières, des sauvegardes stockées ailleurs et peu d’extensions bien choisies, un site WordPress est un site sûr.
Peut-on changer de CMS plus tard ?
Oui, mais c’est une refonte. Les textes et les images se récupèrent en général, plus ou moins facilement selon l’outil de départ. L’apparence et l’organisation sont à refaire, et les anciennes adresses doivent être redirigées pour ne pas perdre votre place sur Google. D’où l’intérêt de bien choisir dès le départ.
Un CMS est-il obligatoire ?
Non. Un site peut fonctionner sans outil de modification, s’il change rarement et si vous acceptez de passer par un prestataire pour chaque changement. Mais dès que vous voulez publier des actualités, mettre à jour vos horaires ou ajouter des photos vous-même, un CMS devient vite indispensable.